Dossiers Thématiques

L’académie du bien vieillir vous a proposé pendant la semaine du 10 au 14 avril 2017 une thématique sur les 5 sens. Retrouvez le book numérique dès aujourd'hui!

Je n’aime pas le sport.

Auteur : Delphine Piolet
Publié le : 12/09/2016
Le sport, très peu pour moi!

Endurance, souplesse, renforcement musculaire… Mangez, bougez !

Je sais que c’est bien, c’est ça qu’il faudrait faire…

Demain, je m’y mets, je m’inscris à un club. Je veux ressembler à Barbarella pas à Barbapapa !

Oui. Mais non. Un petit plat de pâtes (ce n’est pas un repas de sportif, ça ?), à la carbonara, sinon c’est sec… Un pot de la fameuse pâte à tartiner qui contient plus d’huile de palme que de noisettes, et hop, un saut en hauteur dans mon canapé, un jeté de chat qui pique toujours la meilleure place, un bond vers la télécommande, et… les jeux olympiques à la télé ! Non en fait, même à la télé, je ne supporte pas, je vais plutôt regarder un film.

J’ai des excuses. Moi par exemple, j’ai été traumatisée par une prof de sport en 6ème qui nous tapait sur la cellulite des cuisses (nues et gelées), oui là, juste là où ça fait mal, si vous êtes un gars, vous ne pouvez pas comprendre. Ce n’est pourtant pas de ma faute si je ne suis pas douée. Pour aucun sport. Surtout l’athlétisme. Je n’ai jamais réussi à sauter plus haut qu’un mètre 20, plus loin qu’un mètre 50, et courir plus longtemps que… enfin, voir l’intérêt de me mettre à courir. J’ai toujours envié les lévriers pendant les courses à qui on met un lapin factice pour les motiver un peu. Jamais trouvé de lapin. Y a des sportifs qui vous disent que ça leur manque de ne pas pratiquer, que c’est une sorte de drogue… Comment qu’ils se la pètent… Moi, je n’en suis jamais arrivée à ce stade !

A un moment il y a eu une lueur d’espoir : pendant mes études de médecine, un prof de physio nous a « vendu » l’activité physique comme la meilleure source d’endorphines (l’hormone antidouleur, l’hormone du plaisir…) prétendant que la sécrétion atteignait celle déclenchée au moment de l’orgasme… Vous pensez bien qu’on s’est tous mis au jogging en sortant de l’amphi. On a couru, couru, couru … Jusqu’au cours d’après, où il a précisé que la quantité hormonale était certes la même, mais que là où l’orgasme nécessitait un pic (genre shoot d’héroïne) le sport ne produisait qu’une pauvre courbe en plateau toute plate et pas fun (genre méthadone). Du coup j’ai rechuté à la paresse, replongé dans la procrastination, dans le « lundi je m’y mets », « à la rentrée… », « au jour de l’an… », à la Saint Glinglin quoi.

Je sais que ce n’est pas bien, je vis dans la culpabilité. C’est mal. Je ne fais pas de sport.

Je suis croyante mais pas pratiquante.

Mais vous, faites-en. C’est bon pour ce que vous avez.

Dr P (qui préfère rester anonyme)